Tour du Mont Blanc 2025
13 Mai 2013
Pôpô (‘belle maman’ en chinois !) avait un rêve : voir de ses propres yeux la fabuleuse armée enterrée de Xi’an. Ni une, ni deux, grand saut de puce en avion, et nous y voilà débarquées toutes les deux ! Située à environ 1500 km à l’ouest de Shanghai Xi’an est une ville industrielle (donc polluée) établie au beau milieu d’une plaine où prédomine un climat humide (donc brouillard fréquent) et nous avons effectivement constaté tout cela. Nonobstant Xi’an doit son renom à une découverte fortuite : un beau matin de mars 1974 quatre paysans creusant un puits remontent des profondeurs de la terre quelques morceaux d’argile remarquablement sculptés…Moins de 40 ans plus tard, des milliers de statues de soldats et chevaux en terre cuite, grandeur nature, ainsi qu’une multitude d’objets en bronze sont sortis de leur torpeur après plus de 2000 ans enfouis dans le sol.
En 260 avant JC, Shi Huangdi, 1er empereur de Chine (Dynastie des Qin), décide, à la manière des pharaons, de faire construire son propre tombeau : un immense palais funéraire et une imposante armée en ordre de bataille sont ainsi érigés pour veiller sur lui. Des milliers de statues sont alors modelées, façonnées, peintes, par près de 700 000 artisans durant 36 ans. Lorsque l’empereur meurt en 210 av JC, il y est donc enterré et le palais souterrain refermé dans le plus grand secret. Les révoltes et incendies qui suivirent sa mort provoquèrent un écroulement des fosses enfermant leurs trésors (sauf quantité d'armes réelles dérobées auparavant) dans un oubli millénaire.
Vaste chantier archéologique, le musée d’aujourd’hui abrite un millier de statues en terre cuite dégagées, reconstruites puis placées comme à l’origine (il y en aurait encore plus de 6000 à reconstituer !). Nous sommes très impressionnées par la beauté, l’allure, la finesse et l’unicité de chaque personnage. Chaque détail a été pensé : une ombrelle amovible sur le char de l’empereur inspectant ses troupes, le dessin des cheveux regroupés en chignon sur la tête de chaque soldat, les armures des fantassins ou les brides des chevaux si magnifiquement sculptées… Extraordinaire ensemble qui suscite l’admiration pour peu que l’on s’intéresse au passé (une de mes jeunes collègues de travail, chinoise et originaire de cette ville, n’y est jamais allée et n’en éprouve pas l’envie…).Petit bémol cependant : une seule fosse est vraiment impressionnante et l’accompagnement d’un guide aurait peut-être été judicieux (nous nous sommes posées plein de questions!)...Pour les ‘touristes’ que nous sommes ce fut en tous cas un rendez-vous unique avec l’histoire antique !
Entrée du musée (sur le lieu même de la découverte du site; à 50cm près elle n'aurait pas eu lieu!...)
Une vue d'ensemble impressionnante (surtout par la taille des soldats) mais les photos ne rendent pas....
Les mains sont en l'air car il leurs manquent les armes!...
Une fois terminée, l'armée fut recouverte de toits de bois et de matelas de fibres, le tout enseveli.
Quartier général de l'armée et cavalerie (il manque quelques têtes et le char en bois!...)
Quelques personnages mis en valeur pour le plaisir des yeux (archer, général, cavalier )
Chars et chevaux en bronze (et fenêtre du musée...)
Epée et flèches en bronze ayant subi à l'époque un traitement anticorrosion au chrome (technique apparue pour nous au 20ème siècle...)
Et y a encore du boulot!
A la sortie...des marchands de souvenirs, mais pourquoi des chiens? J'ai sans doute pas tout compris!...