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14 Juin 2013
Après ce long silence lié à quelques visites familiales voici un sujet qu'il me tenait à coeur de partager avec vous depuis longtemps : les vêtements, la mode et les tissus chinois.
Comme ailleurs, mais plus fortement en Chine, la mode est symbole d’émancipation des femmes. Au temps de la Chine impériale, les vêtements étaient hautement codifiés et témoignaient d’une situation sociale bien précise. Le renversement de l’empire et la révolution de 1911 libérèrent les femmes et leur permirent une véritable autonomie dans l’habillement ; les années 1930 constituèrent d'ailleurs une apogée pour la mode. Mais ce sera le drame de la révolution suivante que de croire que la beauté et l’intelligence sont inconciliables et d’imposer aux femmes le fameux costume « Mao ». Il faudra attendre la fin de la révolution culturelle et les années 1980 pour que les chinoises puissent à nouveau arborer des tenues coquettes. Aujourd’hui, à Shanghai, quelques soient leurs moyens, la plupart des femmes que l’on croise dans la rue sont bien habillées et le « négligé » n’est pas de mise. Le mauvais goût serait même un crime encore que cela reste assez subjectif…
La richesse de l’artisanat traditionnel en Chine – en particulier la broderie – a suscité de tous temps une fascination dans le monde international de la mode. Chaque population - dite aujourd’hui minorité – (Tibetains, Ouighours, Miaos…) possède son propre vêtement provincial dont on peut admirer les formes et les couleurs au Musée de Shanghai. La robe traditionnelle chinoise appelée « Qipao » a encore toute sa place dans la mode actuelle et se voit beaucoup dans les magasins. Plus cintrée qu’autrefois elle est fièrement mise en valeur par les mannequins et richement décorée de broderies et de boutons. Les fameux tissus bleu indigo seraient, quant à eux, plus écologiques mais, à vrai dire, peu de gens en portent !...
La Chine - faut-il le rappeler? - fut le premier pays à produire de la soie et au musée d’Hangzhou nous avons découvert tous les secrets de cette matière. Après avoir mangé des feuilles de mûrier, le fameux ver à soie, qui n’est en fait qu’une chenille du papillon « Bombyx Mori », s’entoure d’un cocon de fil pour y effectuer sa mue ; ce cocon, exposé à la vapeur d’eau, est ensuite dévidé puis soigneusement embobiné. La soie est tissée et permettra la fabrication des célèbres foulards, liquettes et autres couettes (si légères et si agréables !)…
Coté chaussures, après le supplice des pieds bandés (on bandait autrefois les pieds des fillettes dès l’âge de 4 ans et les dommages sur la structure osseuse étaient irréversibles !), les femmes ont abandonné les souliers de coton qui permettaient de marcher à pas feutrés pour les hauts- voire très hauts !- talons. Nouvelle torture ou symbole de puissance féminine ?...
Costumes impériaux et souliers brodés
Costumes traditionnels (début du 20ème siècle donc pas si vieux!)
Admirez les broderies...
Impression sur étoffe et teinture au bleu indigo
Le procédé: fermentation de l'indigo/ dessin du motif/ évidage/ brossage à l'huile/ enduit d'amidon/teinture/ lavage/ séchage
Et voilà ce que ça donne...
Les vieux tissus de coton
Les vers à soie et fameux cocons
Et voilà la soie, si fine et si douce...
Mode actuelle: assez court cet été et tout en volants et dentelles...
Crochet et tricots restent au goût du jour (petit clin d'oeil à la chouette...)
Le romantisme aussi...
Fameuses robes "Qipao" (en vitrine ou au marché...)
Quelques "belles" croisées en chemin...
Coté chaussures
Certaines ont trouvé leurs pieds...
Un petit tour au marché aux tissus de la vieille ville et à la boutique de mon quartier (prière de ne pas déranger...)...
La dernière tendance pour être à la mode: les oreilles...
Enfin la mode que je préfère c'est quand même la mode animalière!....Allez à la prochaine!